Le Lez n’est pas ici un sujet, mais un territoire fondateur. Les promenades qui le longent nourrissent
un vocabulaire plastique où le paysage se transforme en espace mental. À travers une mythologie
personnelle, peuplée de Papous, de la Yaya et d’autres figures récurrentes, l’œuvre interroge les
relations entre le monde sensible et les réalités invisibles qui l’habitent. La nature n’y est jamais
décrite ; elle devient le support d’une réflexion sur la mémoire, la transformation et la permanence
des présences. Chaque image constitue ainsi un fragment d’une cosmologie où l’observation du
quotidien ouvre sur une expérience poétique de l’invisible.